Redressements Judiciaires

Revue de Presse

Les Titres

  • Le chant du cygne pour Zenos ? – FR Motor1
  • ZOOM L'action Takata se dirige vers une nouvelle chute maximale – Le Point
  • Le yen et Trump ont pesé sur la Bourse de Tokyo – Zone Bourse
  • Creuse : PSA Peugeot-Citroën affirme avoir "toujours été au côté de" GM&S – La Montagne

 

Le chant du cygne pour Zenos ? – FR Motor1

La jeune marque Zenos semble bien mal embarquée. Fondée en 2012 par d'anciens collaborateurs de Lotus et de Caterham, le petit constructeur britannique doit faire face à d'importantes difficultés financières. En effet, depuis fin 2016, Zenos n'arrive plus à joindre les deux bouts, et la marque vient d'être placée en redressement judiciaire. Cette initiative a été prise après l'annulation des commandes dédiées à l'exportation. Ce drame pour la marque a du coup engendré un important déficit obligeant la société à stopper son commerce.

"C'est avec une grande déception que le conseil a dû prendre cette mesure", a expliqué Mark Edwards, directeur général du constructeur.

Cela ne signifie pas forcément la disparition de la marque néanmoins, puisque la société administratrice de Zenos, Begbies Traynor, s'est dite "ouverte à la discussion avec les parties intéressées pour assurer un avenir à l'entreprise". Une bonne chose, tout en sachant que la marque travaille actuellement sur le Zenos E11, la prochaine sportive qui pourrait venir étayer le catalogue du constructeur.

 

ZOOM L'action Takata se dirige vers une nouvelle chute maximale – Le Point

 

L'action de l'équipementier automobile japonais Takata, qui pourrait être contraint au dépôt de bilan, s'acheminait lundi vers une nouvelle chute maximale de près de 18% à la Bourse de Tokyo, ce qui porterait à 56% son recul depuis la clôture du 13 janvier.

A l'image de ce qui s'était passé jeudi et vendredi, les transactions ne pouvaient s'effectuer en cours de séance du fait d'un trop grand nombre de requêtes. Mais, selon les prix auxquels étaient affichés les ordres d'achat et de vente en fin de matinée, se profilait un recul de 100 yens (-17,6%) à 467 yens, le repli maximum autorisé pour ce jour.

Dans un communiqué publié vendredi, le Tokyo Stock Exchange (TSE) avait indiqué qu'il étendrait la limite de fluctuation journalière si se reproduisait lundi le scénario des deux séances précédentes.

Takata, ébranlé depuis trois ans par un scandale d'airbags défectueux, s'apprête à boucler des discussions clés avec des investisseurs potentiels.

Selon plusieurs médias, la piste du redressement judiciaire est privilégiée par les deux derniers candidats en lice pour orchestrer la restructuration de la compagnie.

Il s'agit d'un côté du suédois Autoliv, de l'autre d'un consortium mené par l'américain Key Safety Systems (propriété d'un groupe chinois), accompagné du fonds Bain Capital et de la firme japonaise Daicel.

 

"Le processus de sélection d'un investisseur est en cours", a réagi vendredi le comité mis en place il y a plusieurs mois par Takata pour exmainer les différentes offres de soutien. "Il est extrêmement regrettable que de tels articles de presse aient été publiés au cours du processus, provoquant le chaos sur le marché", a-t-il ajouté.

Le yen et Trump ont pesé sur la Bourse de Tokyo – Zone Bourse

 

La Bourse de Tokyo a clôturé en nette baisse lundi en raison notamment des répercussions sur les exportateurs d'un yen fort et des craintes que suscitent les visées protectionnistes que l'on prête au président américain Donald Trump.

L'indice Nikkei a perdu 246,88 points (1,29%) à 18.891,03 points, tandis que le Topix, plus large, a cédé 1,23% (18,83 points) à 1.514,63 points.

"Dans la mesure où Trump ne cesse de dire 'America First' (L'Amérique d'abord), les investisseurs au Japon sont sur la défensive", commente Hiroyuki Nakai (Centre d'études Tokai Tokyo).

Le dollar recule de 1,2% à 113,25 yens, se rapprochant du plus bas de sept semaines de 112,57 touché la semaine passée.

Dans le compartiment des exportateurs, Toyota et Hitachi ont perdu respectivement 1,63% et 1,46%.

Recul également des chaînes de grands magasins en raison d'une baisse de leurs ventes de 1,7% en décembre, leur 10ème d'affilée. H2O Retailing a perdu 3,01% et Takashimaya 2,03%.

 

Le fabricant d'airbags Takata, un moment réservé à la baisse car le marché craint un redressement judiciaire, a fini la séance sur une perte de 17,64%.

Creuse : PSA Peugeot-Citroën affirme avoir "toujours été au côté de" GM&S – La Montagne

Régulièrement mis en cause quant à la situation difficile dans laquelle se trouve l'entreprise GM&S Industry à La Souterraine (Creuse), le groupe PSA Peugeot-Citroën a tenu à s'expliquer.

Tandis que les 283 salariés du site de La Souterraine (Creuse) prévoient une opération ce lundi matin sur l'autoroute A20, Yannick Bezard, directeur des achats du groupe PSA pour la partie automobile, réaffirme le soutien du groupe automobile à « ce site historique de la filière emboutissage française ».

Que répondez-vous à ceux qui évoquent le désengagement du groupe PSA à La Souterraine ?

"Sur la période 2012-2016, le groupe PSA a toujours été aux côtés de La Souterraine, quel que soit le nom de société qu'elle ait pu porter au fil des années. Nous avons toujours été dans un esprit de responsabilité, dans une attitude constructive, et la meilleure preuve est que sur cette période, on ne les a jamais lâchés et on a conservé le même volume d'activité."

 

PSA et La Souterraine, c'est une histoire ancienne ?

"Cela fait plus de 20 ans que nous travaillons avec le site de La Souterraine. C'est un site historique dans la filière emboutissage française. En 2012, le premier client, c'était Renault – Nissan, qui représentait un tiers de l'activité et nous suivions avec 28 %. Depuis, cela a beaucoup changé. Nous nous retrouvons à 55 % de l'activité 2016, loin devant Renault-Nissan autour de 20 % alors que notre niveau activité n'a pas changé, ce qui veut bien dire que les autres sont partis."

Que représente l'engagement de PSA ?

"En 2012, on avait un chiffre d'activité d'un million d'euros par mois, soit 11 ou 12 millions par an. L'an dernier, on était également à 12 millions. Donc nous, notre niveau d'activité est stable dans la durée mais en revanche, le chiffre d'affaires du site a beaucoup chuté car il y a eu des désertions.

Nous, nous sommes là, restons un client fidèle et la situation du site aujourd’hui nous préoccupe et nous entendons prendre une part active dans la recherche de solutions."

Vous parliez de 12 millions d'euros annuels en 2016. Pourquoi ne pas poursuivre sur les mêmes bases en 2017 ?

 

"Nous avons une visibilité sur le premier trimestre 2017 et nous avons indiqué aux salariés et à l'administrateur judiciaire des chiffres de 850.000 euros par mois, soit environ 10 millions d'euros annuels. La baisse s'explique par le fait que les pièces produites par le site de La Souterraine pour les véhicules Peugeot-Citroën suivent les fluctuations commerciales. Certains véhicules commencent à avancer en ancienneté et il y a un peu d'érosion sur les ventes, et sur les productions. Quand il y a une variation de 10 %, on est dans des aléas commerciaux mais quand un chiffre d'affaires est divisé par trois ou par quatre, ce n'est plus de l'aléa commercial."

Le groupe PSA en 2015, c'est 70 % des effectifs du groupe qui sont en France (soit près de 70.000 personnes pour la branche automobile), un million de voitures produites en France, 85 % de la recherche et développement et une contribution à la balance commerciale de la France de 5,3 milliards d'euros (chiffres données par la direction du groupe).

Cela veut dire qu'en 2017, PSA continue d'offrir un volume d'activité générant un chiffre d'affaires mensuel de 850.000 euros à GM&S ?

 

"L'engagement qui a été rappelé jeudi dernier dans la table ronde est celui là. Nous avons donné des chiffres pour le premier trimestre mais au fil des mois, on va éclairer la suite. Dans la situation d'urgence dans laquelle on est, il était important de donner ces chiffres. Notre « trend » a légèrement faibli mais il reste soutenu, ce qui n'est pas le cas des autres clients. Dans ce dossier, il ne faut pas se tromper de cible. Nous sommes un client fidèle qui fait des efforts et d'autres sont partis."

 

Comment s'est exprimé cette fidélité ?

"Nous avons accepté de financer par anticipation des achats de matière suite à une sollicitation qui nous avait été faite pour soulager la trésorerie en décembre lors de l'entrée en redressement judiciaire. Mais il faut aussi signaler que depuis fin 2014, nous avons pris nos responsabilités en augmentant de 6 % les prix payés à La Souterraine, ce qui est assez considérable."

Depuis fin 2014, nous avons pris nos responsabilités en augmentant de 6 % les prix payés à La Souterraine, ce qui est assez considérable.

Quand on interroge les salariés, on a l'impression qu'il n'y a pas de travail alors que vous avez passé une commande en janvier pour 850.000 euros de pièces...

 

"Il y a effectivement des choses étonnantes car fin décembre, j'ai dans mes tablettes un retard de plus de 750.000 pièces, ce n'est pas rien. Ces pièces n'ont pas été fabriquées, ni livrées. Il y a peut-être un tas de raisons qui peuvent l'expliquer mais cela paraît paradoxal de réclamer de l'activité en plus alors que l'on a autant de retard de livraison vis à vis de PSA sachant que nous, si nous n'avons pas ces pièces, nous devons les trouver ailleurs. On est en train de regarder à trouver de l'activité pour une usine qui n'arrive pas à nous livrer tout ce qu'on lui demande."

 

Cela signifie que l'on se trompe de cible en visant PSA ?

"Oui, même s'il est légitime que nous soyons dans les tables rondes car nous avons toujours été aux côtés de l'entreprise, a fortiori dans les situations d'urgence. En revanche, on se trompe de cible quand il s'agit de trouver des solutions car nous, nous en mettons sur la table. PSA a mouillé le maillot pour La Souterraine et ce que nous attendons maintenant, c'est que les autres le fassent."

 

Ce  n'est pas le cas de Renault par exemple ?

"Je ne veux pas parler en leur nom mais au niveau de leur engagement, ils sont vraisemblablement dans des chiffres très éloignés des nôtres."

Aujourd’hui, d'où vient le problème à votre avis ?

"Aujourd’hui, il y a certainement un problème de performance industrielle, de rentabilité. Je pense que le site de La Souterraine souffre d'un déficit de compétitivité et d'un niveau d'activité qui n'est plus suffisant pour équilibrer les charges du fait du départ ou de la baisse d'activité de plusieurs clients. Il y a sûrement une inadéquation entre recettes et charges."

Vous étiez au téléphone jeudi soir avec un responsable syndical de La Souterraine. Que vous êtes-vous dit ?

"Je lui ai dit que du boulot, il y en avait, et qu'il fallait déjà s'intéresser aux pièces que nous avions en retard. Je leur rappelle surtout qu'en 2014, nous étions déjà là pour voir comment les aider à passer le cap. Là, nous sommes à nouveau dans une situation délicate et nous faisons des propositions en espérant qu'il y aura un effet d'entraînement vis à vis des autres. S'il n'y a pas un effort de tous, je ne vois pas comment cela pourrait fonctionner."

 

Des pièces vous parviennent-elles toujours de La Souterraine ?

"Oui, régulièrement, mais jamais en totalité. Le déficit s'est essentiellement creusé sur novembre et décembre, ce qui nous oblige à prendre des mesures."

 

Selon vous, quelles seraient les solutions pour que GM&S retrouve une certaine sérénité ?

"Je pense qu'à très court terme, il faut de l'activité, en clair que ceux qui sont partis ou ont fortement réduit reviennent ou remontent. Après, tout le monde espère que le site va trouver une solution, avec un repreneur, que ce dernier aura de l'activité à emporter, qu'il sera un acteur de la filière emboutissage, qu'il aura des recettes à apporter sur le site. Mais à court terme, la solution est de garantir de l'activité."

Vous pensez à des repreneurs en particulier ?

"Nous avons été sollicités par l'entreprise et par l'administrateur judiciaire. On a donné des noms et on croit savoir que sur ces noms, deux sociétés ont montré des signes d'intérêt et doivent prendre contact pour aller sur le site. Cela laisse quand même suffisamment d'espoir."

On connaît l'une des revendications des salariés, à savoir conserver les 283 emplois. Est-ce que cela vous semble envisageable ?

"Aucune idée. Cela fait partie du travail logique d'un dossier de reprise. Mais je le rappelle, un repreneur qui serait en capacité d'apporter des volumes de production pourrait donner une partie de la réponse. Le nombre d'emplois sera lié de toute façon à l'activité."

 

Peut-on continuer à produire en France ?

"Nous pensons, chez PSA, qu'il n'y a pas de fatalité à produire en France. Nous produisons un million de véhicules par an en France et nous pensons que pour nos équipementiers, c'est la même chose. La seule chose qui compte, c'est la performance."

Si GM&S venait à fermer, comment pourriez vous faire ?

"Je n'envisage pas que le site de La Souterraine disparaisse. C'est un site qui a toujours eu une capacité de développement, relativement autonome. À La Souterraine, on peut dessiner les pièces, les outillages, les livrer et les facturer donc pour un repreneur, c'est un énorme avantage et certainement l'atout majeur du site. C'est la compétence des salariés qui fait la force de La Souterraine."

Des propositions de PSA sur le bureau de Bercy ce lundi matin. « Depuis jeudi soir et la sortie de la réunion, le travail a continué avec les pouvoirs publics. On a travaillé ce week-end avec Bercy, avec Matignon et en cette fin d'après-midi, le groupe PSA a adressé de nouvelles propositions, à la fois aux pouvoirs publics et à l'administrateur judiciaire car nous savons qu'il y a une audience au tribunal de commerce le 27 janvier et qu'il nous reste donc une semaine pour agir. Nous avons rendez-vous ce lundi, à 11 heures en région parisienne, pour une réunion de travail spécifique PSA, avec les pouvoirs publics et l'administrateur judiciaire pour regarder la viabilité de cette proposition. On espère qu'elle sera reçue comme une véritable avancée, sachant qu'elle sera à observer en fonction des efforts des autres car tout seul, PSA n'y arrivera pas. Ce que l'on espère en avançant ses propositions, c'est que l'administrateur judiciaire les utilisera pour faire bouger les autres. J'ai bon espoir que ces propositions soient de nature à faire bouger les autres. »

 

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0